Le suspect dans l’affaire Maëlys sort de son silence et parle : J’ai parlé à cette petite et …

Selon ce proche, Nordhal L. prétexte vouloir « vomir ». « Je ne comprends pas pourquoi il dit ça. On est sorti en même temps. Je n’ai pas vomi du tout », conteste le suspect, expliquant être allé « simplement pisser ». C’est parole contre parole.  Son absence est en tout cas remarquée. Vers 3h15, le marié demande à ce qu’il soit contacté. Mais les trois appels sont redirigés aussitôt vers son répondeur.

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Dix minutes plus tard, le téléphone de Nordahl active une borne hors du secteur du mariage. « Je suis allé à Saint-Albin chercher des produits stupéfiants », finit-il par lâcher. Il est toutefois incapable d’identifier ce mystérieux dealer auprès de qui il se serait fourni. A 3h55, son téléphone est localisé à nouveau dans la zone de la salle des fêtes. Sans que l’on sache s’il y est réellement présent. Personne ne le voit participer aux recherches. « Je n’ai pas participé activement », corrige-t-il. A 4 heures du matin, les gendarmes prennent le relais. Nordahl explique lui être rentré dormir chez ses parents. Les enquêteurs n’ont pas pu vérifier ce point: son téléphone est inactif entre 4h et 7h du matin.

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L’ancien militaire plaide « des problèmes de réseau ». « Mais les enquêteurs m’ont dit que ce n’était pas ça », concède-t-il aussitôt. Le lendemain, en fin d’après-midi, Nordahl L. prend le temps de nettoyer minutieusement son Audi dans une station-service située à l’opposé de chez lui. « La cire est meilleure là-bas », explique-t-il. Selon l’exploitation des caméras, il récure sa voiture – du plafond aux tapis – de 17h28 à 19h45. Les enquêteurs notent: « Passage de chiffon, utilisation d’un spray sur le siège avant passager, nettoyage du coffre avec lingettes, aspirateur… » Selon le suspect, ce zèle s’explique par une vente imminente du véhicule à un ami.

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Après avoir expliqué qu’il utilisait « du savon de Marseille », Nordahl L. concède devant les juges l’usage d’un « pschitt à jantes » dans le coffre et sur les tapis avant. Ce produit détergeant a une odeur si puissante qu’il a rendu malades les chiens des gendarmes et étourdi les enquêteurs. Nordahl L., lui, déclare qu’il voulait simplement redonner « une couleur grise » à sa moquette devenue « marron ».

– « Il n’est pas habituel de passer un tel détergent? », insiste l’une des juges.

– « Non, c’est vraiment parce que j’allais la vendre. Habituellement, je nettoie à l’aspirateur et à la brosse. […] Je ne voulais pas laisser de poils de chiens.

– Pourquoi insistez-vous sur la poignée passager?

– La griffure des ongles, tout simplement. Je ne me rappelle pas avoir insisté. »

Nordhal L. est finalement mis en examen et écroué, sans ajouter un mot. Laissant derrière lui des interrogations persistantes: Détient-il les clés de l’énigme?

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Ou bien est-il victime d’une incroyable malchance, avec une succession de circonstances qui jouent contre lui? Alors que les parents de Maëlys viennent officiellement de l’appeler à dire « ce qu’il sait », l’ex-militaire pourrait être réentendu. Contacté, son nouvel avocat Alain Jakubowicz n’a pas souhaité s’exprimer.

Source de l’article : lexpress.fr

Auteur de l’article : webdrole